Se connaître pour mieux s’aimer

Se connaître soi-même pour mieux aimer

Avant d’essayer de comprendre comment être heureux en couple, il est important de comprendre comment on « fonctionne » soi-même. C’est ce qu’on va essayer de faire à l’aide d’un schéma appelé « zones de l’être ».

Capture d’écran 2015-12-19 à 11.42.12

Ce schéma  permet de mieux comprendre les différentes composantes qui entrent en action dans toute relation. La capacité relationnelle des individus évolue avec le temps pour arriver, à l’âge adulte, à des relations libres et responsables.

Le tout jeune bébé communique principalement par son corps et son affectivité: le corps manifeste par des cris sa faim, sa peur, son inconfort, … ; par le sourire, sa joie ou sa satisfaction. Son affectivité se développe: au début, il aime sa mère peut-être parce qu’elle satisfait ses besoins matériels, mais on sait maintenant que, dès la vie intra-utérine se développe tout un échange affectif. L’enfant aime sa mère, pour elle-même.

En grandissant, l’enfant développe progressivement sa raison (qui lui permet de comprendre, réfléchir, connaître, évaluer…) et sa spiritualité: tout le monde, même le non-croyant, a une zone spirituelle : c’est là que se trouvent les questions de « sens » : pourquoi je vis ? Pourquoi la souffrance et le mal ? Et après la mort ?…Là aussi s’enracine l’échelle des valeurs qui évaluent les comportements, qui disent : « ceci est bien, ceci est mal ». Là aussi s’ancre la soif de Transcendance (même si elle n’est pas reconnue consciemment comme telle.)

Au cœur, le « Je Libre », ou « Cœur profond. »

Toutes ces zones communiquent entre elles et s’enrichissent mutuellement, même si elles se contredisent souvent.

Pour bien le comprendre, on va prendre un petit exemple :

Un enfant se promène dans la rue et rencontre un monsieur qu’il ne connaît pas qui lui présente des bonbons. Son « corps » va dire « chic! accepte! ». Mais sa « raison » va dire: « Non, ma Maman m’a toujours dit de ne rien accepter des inconnus. »
Il va donc devoir choisir entre ce que lui dit son « corps » et ce que lui dit sa « raison ».

Il y a donc conflit intérieur, et pour résoudre ce conflit, il va devoir exercer sa liberté : il va décider de ce qu’il va faire, à partir de son « Je Libre », et après avoir consulté l’avis de toutes les zones concernées.  S’il est esclave de sa gourmandise, il va peut-être accepter les bonbons, mais ce ne sera pas un acte libre : il l’aura fait, simplement parce qu’il n’était pas capable de ne pas le faire ! C’est la zone du corps qui aura pris le pouvoir, à la place du « Je Libre ».

Ce n’est pas forcément facile de mettre toutes nos zones en accord, et/ou de refuser la dictature de l’une ou l’autre : c’est un long apprentissage. Donc, 1° chose importante à comprendre, c’est que, si je me sens mal dans ma peau, ce n’est pas forcément parce que j’ai un problème psychologique et que je dois  courir me faire soigner. Peut-être que, simplement, ça tiraille entre les zones !

C’est particulièrement vrai chez les adolescents : dès que la puberté est terminée, le corps est adulte, avec ses pulsions, ses envies, ses instincts.

Mais la zone affective, elle, n’est pas au même stade : le jeune est à l’époque où il se « sépare » de ses parents, où il apprend à vivre seul, même si, dans la réalité, il a encore besoin, même s’il ne le reconnaît pas ouvertement, de la chaleur du nid !

Sa raison, elle aussi, est en pleine maturation : il réfléchit de plus en plus par lui-même, et non plus uniquement à partir de ce qu’il avait appris des adultes. Il se fait sa propre opinion, sa propre réflexion. Mais il n’a pas encore tout compris ni appris ! La preuve, c’est qu’il est encore à l’école pour compléter sa formation.

La zone spirituelle, elle-aussi, est en pleine effervescence : le jeune prend de la distance par rapport aux valeurs qu’il a reçues de ses parents : il va les accepter ou les refuser, pour se créer sa propre échelle de valeurs, et, s’il a été éduqué dans la pratique d’une religion, il va choisir de rester croyant ou non, de pratiquer ou non.

C’est très important de se rendre compte que le conflit intérieur est quelque chose de normal, même si ce n’est pas toujours très agréable ou facile à vivre !

L’adulte devrait – normalement –  être capable d’avoir des relations interpersonnelles libres, c’est à dire qu’il décidera, en fonction des informations données par son corps, son cœur, sa raison et sa spiritualité, de la conduite à tenir, sans être esclave de l’une ou l’autre zone.
Ce schéma marche aussi pour mieux comprendre ce qu’est la liberté et expliquer notre façon de vivre nos relations amoureuses, nous le verrons dans les articles suivants.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :