L’enfant a besoin de se sentir aimé. Oui mais encore ?

L’enfant a besoin de se sentir aimé

Tout le monde sait qu’un enfant est très sensible à l’amour qu’on lui porte. Mais ce n’est pas parce que les parents aiment leur enfant que ce dernier perçoit qu’il est aimé, comme le montrent les questions suivantes :

Notre second fils se sent mal-aimé, comment le convaincre du contraire ?

On peut comparer le cœur de l’enfant qui a besoin d’amour et de tendresse à un réservoir émotionnel, (cf. Dr Campbell) qui se remplit par la perception qu’il a d’être accueilli, aimé. Pour diverses raisons, sa perception peut être faussée, il peut parfois se convaincre qu’on ne l’aime pas… Or l’enfant a une grande capacité à percevoir notre état d’esprit au travers de nos actes. Si nous voulons lui faire sentir l’amour que nous avons pour lui, il ne suffit pas de le dire, il faut aussi le traduire, par des actes concrets, et cela régulièrement. Campbell en nomme 4:
Le contact visuel : regarder notre enfant d’un regard doux et bienveillant ; ne pas réserver le regard – noir parfois – aux moments de tensions et de conflits ;
Le contact physique : lui ébouriffer les cheveux, lui toucher l’épaule, l’embrasser ; en grandissant, l’enfant s’éloignera de lui-même et sera souvent moins demandeur ;
L’attention concentrée : être 100% attentif à la relation, sans faire autre chose en même temps ; que d’enfants ne se sentent pas écoutés parce que leurs parents préparent le dîner ou bricolent quand ils parlent ! S’autoriser de temps en temps à tout lâcher pour écouter…
La juste autorité qui va aider l’enfant à reconnaître toutes ses envies, bonnes ou moins bonnes, pour les canaliser et les orienter progressivement vers la réalisation de son propre bien et du bien de l’autre.

Juliette, 10 ans, est en rébellion. Elle ne cesse de tester notre amour…

Si Juliette ne perçoit pas ou mal l’amour de ses parents, elle va tenter de manifester ce manque à la façon d’un enfant : de façon immature et irrationnelle. Inconsciemment, par son comportement, l’enfant pose cette question : « M’aimez-vous ? » S’il perçoit que oui, la tension intérieure qui lui fait rechercher l’amour va diminuer, et sa conduite va se stabiliser ; s’il doute de cet amour, il va être obligé de reposer cette question « M’aimez-vous ? » avec plus d’insistance. Il risque d’attirer l’ attention par toutes sortes de comportements désagréables, mais qui ont le mérite que ses parents le regardent !

J’essaie de garder un regard positif sur mes enfants malgré leurs faiblesses… C’est parfois difficile!

Oui, nous avons beaucoup de difficultés à avoir en même temps un regard réaliste (qui voit les problèmes) tout en restant dans l’amour et l’espérance…
Néanmoins, l’enfant a vraiment besoin de se sentir aimé tel qu’il est, d’un amour inconditionnel, qui ne dépend pas de ses qualités, de ses réussites, de sa « bonne tenue ». Pour nous aider : l’espérance : croire que notre enfant peut toujours progresser, et s’appuyer sur ce qu’il a de bon et de beau.

Chacun de nos enfants est différent. Comment les aimer équitablement?

L’enfance, si tout va bien, est le temps de la joie. Et la joie vécue en famille dilate le cœur, le nôtre et celui de nos enfants. Joie de se savoir aimés comme ils sont, pour ce qu’ils sont, tout en étant différents. Veillons donc à la qualité de notre vie de famille. Ensuite, nous veillerons à nous rappeler que chaque enfant est unique. Or, parfois, on peut avoir tendance à les englober dans un tout : « les enfants ».
Quelques moyens tout simples …
Apprendre à les appeler par leur prénom;
Leur apprendre à se respecter mutuellement comme différents, par exemple, lors d’un anniversaire, seul le jubilaire sera fêté ;
On pourra passer un temps avec chacun (lire un livre, faire une promenade), séparément et régulièrement, même si ce n’est pas tous les jours !
Si certains enfants ne semblent pas demander cette attention, faut-il la donner tout de même ? Oui, car tous les enfants ont le même besoin de se sentir uniques, mais ils ne l’expriment pas forcément tous de la même manière. L’enfant peu exigeant et passif, effacé, est en position difficile, car il risque de passer toujours après l’enfant bruyant et revendicateur. Aux parents d’être vigilants et de veiller à chacun en particulier.

Je ne cède pas à ses caprices car je veux l’aider à grandir. Mais va-t-il se sentir rejeté ?

S’assurer, avant tout, que l’enfant sache qu’on l’aime, que son réservoir affectif soit plein.
La fermeté aimante n’exige pas que nous soyons fâchés, que nous parlions fort, que nous soyons autoritaires ou désagréables. Etre ferme n’annule pas l’affection. Etre ferme, c’est poser clairement des limites et veiller à ce qu’elles soient respectées. Ce qui peut être fait avec le sourire. Les limites ont à être cohérentes et identiques pour tous : si le « petit » peut manger du chocolat entre les repas, sous prétexte qu’il est petit, alors qu’on accuse le « grand » de faire des caprices, ce dernier risque effectivement de se sentir rejeté ou mal aimé…

Pistes pratiques
Cultiver la joie ;
Se réjouir d’être parents ;
Appeler chaque enfant par son prénom ;
Le regarder, le toucher, lui donner du temps ;
Exercer une autorité ferme mais détendue ☺

(article publié dans la revue « Il est Vivant »)

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